[Forum RPG/Pensionnat Japonais] Hé, hé ? Tu connais Kaikō, enfin, Kaizoku kōkō ? C'est un lycée à Yokohama, pas loin de la mer. Bon, ok, un lycée normal à la mer quoi. Mais y a les clubs. C'est super les clubs!
 
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 Tu veux qu'on passe le balais à deux? [ Ai ]

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Sasaki Shiro
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MessageDim 25 Aoû - 23:47
Shiro était en train de passer le ballais, peinard sur le toit. Ici, les gamins n'avaient théoriquement pas le droit de venir, et il pouvait faire son boulot sans être dérangé, comme un bon employé. En plus, petit plaisir du gardien, il pouvait engueuler ceux qui montaient et les renvoyer en bas. Rien de mieux que de voir leurs mines déconfites, effrayées, ou en colère, selon tempérament. Mais allez savoir pourquoi, le toit était toujours dégueulasse, et il devait toujours nettoyer pendant un moment. Il en trouvait des choses ici... Preuves que quand il n'était pas là, les gosses montaient quand même. Un vieux aigri aurait sûrement sortit que « la jeunesse d'aujourd'hui ne savait pas respecter les règles. » Et ça aurait été légitime de le dire. Mais Shiro venait aussi se fumer des clopes sur le toit à leur âge, alors il ne pouvait pas vraiment dire ça. Sans compter qu'il n'était pas un vieux aigri. Il imaginait bien les couples venir ici aussi. Heureusement qu'il ne tombait pas sur eux. Il y avait toujours trop... d'amour. Ça dégoulinait de partout quand ils étaient à côté. Et on ne parlait même pas de quand ils s'embrassaient. Une horreur.
Le gardien arrêta de balayer une seconde pour aller jeter un coup d’œil dans la cour en contrebas. Quelques élèves traînaient là, élèves qu'il suivit d'un regard suspicieux. En fait, il aurait bien voulu que l'un deux fasse un connerie, mais une grosse, pour pouvoir descendre de là et leur pourrir la fin de journée. « Allez, faites un truc pas bien. » Le mieux, ce serait qu'un de ces imbéciles vienne sur le toit. Shiro resta un petit moment le regard dans le vide, perdu dans des pensées d'une cruauté sans limites. Ou pas en fait. Il se demandait quoi manger ce soir. Une réflexion toute en profondeur, n'est ce pas ?
Il reprit son boulot, limite de bonne humeur. Alors qu'il avait quasiment fini, plus que quelques mètres carrés à faire, le bruit de la porte qui s'ouvrait lui fit relever la tête. Ah, ça y était. L'erreur avait été commise. Par qui ? Un gamin cherchant la tranquillité ? Ou un qui venait manger ? Non, c'était pas rare. Shiro tourna la tête, un sourire effrayant vissé sur les lèvres. Avant de découvrir, non sans joie, la personne qu'il souhaitait le plus voir ici, juste parce que c'était celle qui le faisait le plus chier sur cette planète.

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Ikeda Ai
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MessageLun 26 Aoû - 21:17
it was definitely a bad idea;
La sonnerie annonçant la fin des cours retentit enfin, laissant échapper un soupir commun à la plupart des élèves, voire à la totalité. Ai en faisait irrémédiablement partie. Elle trouvait les cours particulièrement fatigants –surtout après s’être rajouté des heures supplémentaires sur son emploi du temps en choisissant ses deux options. Mais par chance, aujourd’hui, elle finissait tôt. Elle pensait aller à la bibliothèque, pour tuer l’heure mais finalement, opta pour un endroit en hauteur. Elle lirait plus tard, à son club. Les endroits en hauteur, elle aimait ça. En fait, elle les adorait. Elle avait l’impression de se rapprocher du ciel, ne serait-ce que par quelques misérables mètres. Ce qu’elle aimait surtout, c’était le paysage qui s’offrait à elle par la suite, avec en arrière-plan, le ciel. Elle pourrait passer des heures dans sa contemplation. Jamais elle ne s’en lassait. Elle trouvait cela fascinant, pour être honnête. Surtout lorsqu’elle assistait au coucher du soleil ou à son lever. Elle se rappelait encore de ses jours de vacances, où elle se levait très tôt et allait se poser sur le toit de sa maison en attendant impatiemment ce spectacle.

Réunissant ses dernières affaires, la demoiselle sortit enfin de la salle de classe et se dirigea vers le seul lieu qui correspondait à ses pensées : le toit. Elle avait entendu dire qu’il était interdit aux élèves, mais honnêtement, elle s’en fichait un peu. Elle n’était la seule à s’y rendre régulièrement. Elle voyait beaucoup d’élèves prendre leur déjeuner là-bas, y fumer quelques cigarettes ou juste y trainer pour le plaisir. Puis, de toutes les fois où elle était passée sur le toit, jamais elle n’avait rencontré le moindre pion, professeur, ni même membre du Conseil des Elèves. Et ce n’était pas aujourd’hui que cette chance allait l’abandonner. Elle n’avait donc absolument rien à craindre.

D’un pas plutôt lent, elle se dirigea vers le toit du pensionnat en faisant un léger saut dans sa chambre pour y déposer son sac. Elle marcha encore un peu dans les couloirs et, vérifiant par de légers coups d’œil que personne n’était présent –du moins, un professeur ou du personnel– elle s’engagea vers le chemin qui la mènerait au toit. Enfin arrivée devant la porte, la jeune fille s’étonna de la trouver légèrement entrouverte. Peut-être des élèves avaient-ils eu la même idée qu’elle ? Tant qu’ils n’étaient pas bruyants, cela ne la gênerait  sûrement pas. D’ailleurs, la question de comment ouvrir une porte fermée à clef disparaissait lentement dans son esprit. Quoique, elle ne l’avait jamais vu fermée à clef, cette porte. Mais ne savait-on jamais. Elle poussa ainsi cette porte et inspecta les alentours.

Quelqu’un était en train de balayer. Un membre du personnel ? La brune se trouvait dans une situation délicate. Jamais elle ne s’était confrontée à ça. Et avant qu’elle ne puisse tourner les talons et s’enfuir telle une voleuse, il se retourna. Son visage lui était familier et à cette pensée, elle grimaça. Sasaki Shiro. Il ne l’appréciait guère –c’était d’ailleurs partagé– et il ne raterait jamais une occasion comme celle-ci de lui en foutre plein la gueule. Elle regrettait déjà l’idée qui lui avait poussé à venir ici. Elle avala difficilement sa salive et se décida à prendre la parole, ignorant la mine réjouie qu'affichait cet homme.

« Sur toutes les personnes vivant et travaillant dans ce pensionnat, pourquoi diable toi ? Sinon, c’est toujours un plaisir Shiro-chan. »

Le rictus présent sur son visage et ses sourcils froncés trahissaient ses dernières paroles, plus ironiques qu’autre chose. Elle insista d’ailleurs fortement sur les derniers mots, d’une voix faussement mielleuse. Elle avait remarqué qu’il tiquait toujours, lorsqu’on l’appelait ainsi et qu’il n’arrêterait probablement jamais, malgré les nombreuses fois où elle l’avait apostrophé de cette manière. La main toujours sur la porte, elle lui jeta un léger coup d’œil avant d’en revenir à son interlocuteur.

« Et je suppose que m’enfuir est une option à rayer, maintenant. »
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Sasaki Shiro
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MessageJeu 29 Aoû - 20:05
Et voici qu'apparaissait cette chère Ai devant lui. Malgré qu'il soit de plusieurs années son aîné, elle lui tenait tête d'une façon remarquable, et incroyablement entêtante. Et à la longue, elle avait même réussi à créer un semblant de respect dans l'esprit de Shiro. Un semblant bien sûr. Elle n'avait pas peur de lui, malgré le fait qu'il essaye du mieux qu'il pouvait de l'impressionner pour la faire fuir. C'était suffisant pour le calmer un peu, notre gardien, mais pas trop quand même, car elle restait une amusante distraction à ses yeux. Il y avait une chose qu'il ne supportait pas, mais vraiment pas du tout. Cette manière qu'elle avait de l'appeler par son prénom en rajoutant un « chan » derrière. Tout comme elle venait de le faire. Ça avait un don quasi inné pour le mettre en rogne, et pour qu'il réplique de la même manière. Et lorsqu'il perdait son sang froid de cette manière, ses répliques avaient un peu moins d'impact sur les gens vu qu'il ne réfléchissait plus. Le gardien perdit son sourire et s'appuya sur le manche de son balais.

-Le plaisir est partagé, Ai-chan. Il appuya lui aussi sur le suffixe, et ajouta avec un sourire, dans l'espoir de la faire sortir de ses gonds. C'est évident que tu aurais pu choisir un autre moment pour venir ici. A croire que c'est fait exprès, hein ?

Il suivit son regard avec délectation lorsque celui ci se posa sur la porte. Non, tu ne pouvait pas t'enfuir. Shiro te suivrait jusqu'au bout de l'école s'il le fallait, mais tu regretterais amèrement cette décision de venir sur le toit. En tout cas, c'était ainsi dans l'esprit de l'homme. Pour une fois qu'il pouvait se venger, rien qu'un peu de cet affreux « chan », il n'allait pas y aller de main morte. Et il savait qu'elle savait. C'était encore mieux.

-Tu supposes assez bien. Imagine plutôt ce qui t'attends maintenant. Tu sais que les élèves n'ont pas le droit de venir ici ? Et pourtant, tu débarques et tu interrompt le travail d'un employé...

Alors, qu'allait elle répondre à ça ? Ce serait une mauvaise idée de la défier maintenant. M'enfin, Shiro ne comptait pas non plus la dénoncer à la directrice, ou à quelqu'un. J'avais bien dit qu'il était plus calme avec elle. En revanche, il suffisait juste de lui faire croire qu'il allait le faire. Malin, non ? Le gardien baissa les yeux vers le sol, se souvenant à regret que son boulot n'était pas tout à fait finit. C'était pas super ça. Il devait en finir vite avec Ai pour pouvoir continuer tranquillement. Sinon ça lui resterait sur la conscience toute la nuit. Oui, oui, juste pour deux coups de balais. Il était un acharné du travail, et de première classe. Il n'avait pas toujours été comme ça, heureusement. Mais avoir été viré pour négligence et travail non fait était une leçon gravée au fer rouge dans son esprit. Et avec son tempérament, il ne laisserait jamais ça se produire de nouveau.

Il resta appuyé sur son balais cependant, son impatience grandissant, les yeux posés sur Ai.

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MessageDim 10 Nov - 21:49
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Les dents serrés et les sourcils toujours froncés, Ai lança un regard mauvais à son interlocuteur. Autant la demoiselle avait réussi à trouver un moyen de l’irriter au plus haut point avec cette appellation ridicule, autant le jeune homme aussi. Elle aurait bien voulu y répliquer une pique, pour fermer le clapet à celui-là ! Mais actuellement, elle n’avait pas réellement le dessus. Quasiment pas. Voire pas du tout, en fait. Ce n’était pas bien grave. Elle ne se laisserait tout simplement pas abattre ! Pas aussi facilement. Et pas tout de suite. Bon sang, que cessent ces pensées absurdes. De nouveau un soupir s’échappa de ses lèvres. Elle lâcha mollement la poignée porte et reporta à contrecœur son attention sur les paroles prononcées par le jeune homme. Qu’il était méprisant, à se moquer aussi ouvertement d’elle sans cacher son amusement face à l’ennuyeuse situation dans laquelle elle se retrouvait par … son imprudence. Elle ne pouvait même pas l’accuser de son malheur. Ô désespoir.

« Mm. Je vois, elle marqua une légère pause et repris quelques secondes plus tard, mais c’est étrange car je n’ai pas vraiment envie de te présenter des excuses. »

Une lueur de défi dans le regard, planté dans le sien. Elle avait osé répondre à sa provocation, elle avait osé s’enfoncer encore plus profondément dans cette situation déjà désespérée. Il allait avoir une véritable raison pour la descendre, maintenant. Et il n’attendait que cela, le bougre. Mais ces mots lui brûlaient la gorge, cette phrase lui tiraillait les entrailles. Car elle n’avait pas fini. Il fallait qu’elle la sorte, rien que pour soulager cette irrépressible envie de lui jeter quelque chose au visage. Pourtant, quelque chose la retenait de le faire. Il allait gagner, si elle s’emportait maintenant. C’était tout ce qu’elle voulait éviter. Quel dilemme, vraiment. Elle inspira longuement et se calma dans son élan.

« Et tu sais, tu pourrais très bien reprendre et faire mine de n’avoir vu. C’est très simple : il te suffit de fermer les yeux pendant quelques secondes et je disparaîtrais alors de ton champ de vision avant que tu ne les rouvres. »

Nul, nul et nul. Pathétique. Misérable. Voilà qu’elle le suppliait presque. Enfin, cela sonnait comme une supplication à ses oreilles. Sûrement aussi aux siennes. Il sourirait, répliquerait qu’il n’était pas d’accord et lui collerait son travail en s’amusant à l’observer soupirer et jurer dans sa barbe –inexistante– en lui donnant aussi sûrement une heure de colle ou que sais-je, mais ça, ce n’était que des détails. Elle grimaça. Depuis QUAND le connaissait-elle assez bien pour prévoir ses prochains gestes et paroles ? Inconcevable, c’était absolument inconcevable. Le pire dans tout ça, c'est qu'il était la seule personne qu'elle connaissait assez bien pour pouvoir penser à ce genre de choses. LA SEULE. Elle planta son regard dans le sien et s’écria à pleins poumons : « TOUT EST DE TA FAUTE ! » Essoufflée par ce grand effort physique, elle reprit son souffle bruyamment. Elle scrutait avec intérêt sa future réaction, pour pouvoir se contredire et se rassurer mentalement que, NON, elle ne le connaissait pas de cette manière. Tarée, complètement tarée. Cache-toi dans un trou, sale chose insignifiante. Va te pendre, tout de suite. Non, mieux : saute de ce toit. Oui, bonne idée.

hrp:
 
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