[Forum RPG/Pensionnat Japonais] Hé, hé ? Tu connais Kaikō, enfin, Kaizoku kōkō ? C'est un lycée à Yokohama, pas loin de la mer. Bon, ok, un lycée normal à la mer quoi. Mais y a les clubs. C'est super les clubs!
 
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 Du bout des doigts - Naoki

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Himeno Anri
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MessageSam 24 Aoû - 19:56
Un grand sourire, une gentillesse s’évaporant par ses pores. Anri était là, rayonnante pendant que les élèves de son cours sortaient un à un. Certains la saluant, d’autres la fuyant. En tout cas, c’était enfin terminé. Une fois le dernier sorti, elle relâcha sa mimique commerciale et soupira un coup. Y avait pas à dire, c’était infiniment épuisant comme travail. Mais elle l’avait fait ! Elle avait survécu à cette troupe affamée, prête à lui sauter dessus. Un moindre faux pas, et ces gens vous dévorent du regard plein de haine et de mépris, mais non, elle avait tout bien fait, tout propre tout beau, du moins, elle avait donné le meilleur d’elle-même.

S’armant de son balai, elle se mit à récurer la salle. Il faut dire que sa matière était tout de même des plus salissantes. Emballages à terre, œufs suicidaires roulant le long du plan de travail, épluchures volant en tout sens, les personnes de l’entretient devaient être bien servies ! D’ailleurs, était-ce Sasaki qui s’en occupait ? Avec tout le bordel que certains cours mettaient, ça ne devait pas être un mince affaire de s’occuper de la propreté des lieux… Récurant alors la salle, passant derrière les bêtises de ses élèves, Anri nettoyait telle une cendrillon des temps modernes. Cette pièce brillait désormais. Face à cette tâche quelque peu dégradante accomplie avec succès, la jeune femme eut un sentiment de satisfaction. Elle s’essuya alors le front d’un revers de main, un petit soupir entre les lèvres puis s’en alla joyeusement après s’être lavé la main.

De ce qu’elle s’en souvenait, la salle des profs devait se trouver dans les environs. Il n’y avait pas à dire, Kaikō avait très peu changé depuis son départ, elle resplendissait toujours autant. Comme quoi, Umino avait fait du bon travail quoiqu’on en dise. Rassemblant tout son courage, elle tourna alors la poignée qui laissa une lumière imaginaire s’en échapper. Elle y était ! Retenant son surplus d’enthousiasme, elle sortit de son sac un morceau de papier où étaient griffonnées quelques informations… Le bureau… Cinq ? Il était là ! Étincelant avec ses petits cactus et ses herbes aromatiques. Le personnel de l’école avait vraiment le sens de l’accueil chaleureux !
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Shodō Naoki
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MessageLun 26 Aoû - 10:34
Naoki n'avait aucun cours à donner aujourd'hui. 'On ne va quand même pas les accabler tout de suite avec des matières lourdes', qu'il avait dit, le Satō. Oh bah oui, c'est vrai ça, ces pauvres élèves. Manquerait plus qu'on leur demande d'étudier, tiens. Et qu'est-ce que c'était que ça, une matière 'lourde'? Probablement à peu près toutes les matières qui servent à quelque chose, à en juger par les emplois du temps que le sous-directeur lui avait présenté en réponse à ses grognements. Et donc ces jeunes andouilles qu'il avait l'audace de vouloir éduquer un peu, allaient se repaître quasi-exclusivement de cours de cuisine, sport et arts plastiques pendant une demi-semaine alors que la plupart n'étaient même pas foutus de tracer correctement la moitié des jōyō kanji. Il y en avait même un qui lui avait sorti le plus sérieusement du monde que "kojiki" était une marque de chocolat.

Et il était parti en grognant encore plus, parce que plus il y pensait plus il trouvait révoltant qu'un gars comme ce Satō puisse diriger l'établissement -enfin, sous-diriger, mais la directrice ne brillait pas par sa présence- alors qu'il était de toute évidence tétanisé de peur tant face aux gamins qu'à l'idée de leur enseigner quelque chose de plus complexe que l'art subtil et mésestimé de la pâte à modeler. Il allait passer arroser ses cactus, et puis il boufferait du poulet en descendant une bière en ville, comme ça ça le défoulerait et il ne se farcirait pas la tronche défaite de ce malheureux Koshiba, qui s'obstinait à courser chaque ingrat qui ne finissait pas son bol.

Poussant la porte de la salle des profs sans ménagement, Naoki pila face à une inconnue qui reluquait ses cactus avec insistance. Ou alors c'était le basilic? La menthe? Eh oh. Pas touche.


"Salut. Vous êtes nouvelle. Vous êtes qui vous?"

Saisissant le petit arrosoir posé au coin de la table pour abreuver une pousse d'estragon, il se permit quand même une lueur d'espoir.

"C'est parce que vous aimez les cactus que vous vous intéressez à mon bureau?"
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Himeno Anri
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MessageMar 27 Aoû - 11:13
En temps normal, on offrait souvent des fleurs ou des chocolats. Mais non, là, c'était des cactus, des petits pots avec du basilic, du romarin, de la ciboulette. Peut-être que ces gens se disaient que pour une personne qui cuisine souvent, qui l'enseigne même, c'était de circonstance. Et qu'elle aimait les cactus ? Et si d'après eux Anri était une fille au caractère piquant, qu'elle était explosive et mauvaise... C'était certainement un avertissement ! Anri, à ce moment-là, se faisait tout un film à imaginer qu'ils ne l'aimaient déjà pas qu'elle n'était qu'une mauvaise herbe dans leur joli jardin. A moins qu'ils ne soient au courant de la fenêtre qu'elle avait accidentellement cassé quand elle était étudiante et qu'ils lui en voulaient... Un cactus qui voudrait dire « On sait tout! ». AAH. Elle était grillée !

Cet homme avec le regard sombre, les sourcils froncés ! Il était là pour vérifier qu'elle ait bien compris le message !!

Comment ça qui elle était ?

« Eeeh ? Himeno Anri. Ça se lit... Comme les abricots de la princesse. » s'exécuta Anri en se levant.

Est-ce qu'elle devait lui serrer la main ? Ou juste se courber ? Ou les deux ? Ou peut-être qu'il voudrait lui faire la bise ? Ah. Mais c'était bien trop intime pour elle ! Anri n'était pas prête pour manifester son affection à un homme qu'elle connaissait depuis tout juste deux minutes. Tiltant, elle tourna son regard vers le bureau pour ensuite l'adresser de nouveau vers le brun.

« Non je n'aime pas spécia... Votre bureau ? »  Anri attrapa alors son sac pour en tirer le bout de papier où se trouvait le numéro de son bureau. « Aurais-je mal lu ?  » s'interrogea-t-elle. « Je suis vraiment désolée... Ça doit être le numéro 8? Je suppose ? »
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Shodō Naoki
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MessageLun 4 Nov - 13:54
La jeune femme se figea un instant, et gigota discrètement pendant quelques secondes, manifestement paumée. Qu'est-ce qu'elle pouvait enseigner, celle-là? Les options instaurées cette année allaient occasionner l'arrivée d'une flopée de nouveaux enseignants, qui n'auraient assurément rien de mieux à foutre que de glander en salle des profs et déranger ses plantes soigneusement entretenues. Ils n'étaient pas complètement fautifs non plus, si ce foutu Satō ne les laissait pas exercer pleinement leurs fonctions, que pouvaient-ils faire d'autre?

Himeno Anri. Avec une petite tête intimidée mais pleine d'espoir, un nom à la consonance délicate à la limite du ridicule, et des facultés de concentration de toute évidence insuffisantes pour lire le petit panneau sur lequel son patronyme était inscrit, posé sur un bureau vacant un peu plus loin. Prof de cirque, peut-être?


"Vous avez tort de ne pas aimer les cactus. Et oui, vous avez mal lu, il est là votre bureau.", indiqua-t-il en désignant vaguement le meuble du bout de son arrosoir.

Que ce soit le cirque ou autre chose, ce dont il était sûr c'est qu'elle venait de débarquer dans la profession. C'était écrit partout sur sa face.  Il flottait au-dessus d'elle ce nuage d'optimisme, de conviction que son enseignement pourrait éventuellement avoir un quelconque impact, une incidence, voire même inspirer certains élèves... Nuage d'optimisme qu'il avait lui-même promené pendant un moment, jusqu'à ce que celui-ci se liquéfie pour révéler ce qu'il était vraiment : une petite flaque vaguement boueuse qui traînait par terre pour que tout le monde marche dedans. Pauvre fille.


"Bon, vous avez le mauvais goût de ne pas apprécier les cactus, on fera avec. Vous aimez le poulet, au moins?"

Il tirait un peu la gueule, le basilic, non? Naoki y ajouta un peu d'eau, se désintéressant de sa collègue bien que surveillant sa réponse d'une oreille distraite.
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Himeno Anri
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MessageJeu 7 Nov - 20:21
Zut. Evidemment, aussi maladroite qu’elle était, Anri ne pouvait s’installer sur son bureau sans faire de vague. Et il eut fallu que cette vague s’abatte sur le bureau du plus effrayant des professeurs, sans compter celui avec la cicatrice qui tapotait un peu plus loin. Enfin, il ne devait pas manger un moustique cet homme au minuscule arrosoir. Il en était presque attendrissant. Sauf que le plus fort atout du diable c’est de savoir porter un mini-arrosoir pour enfant, ou plutôt prendre un mignon visage d’angelot, les petites bouclettes et le cul à l’air. Arg. Elle imaginait l’homme en cette position assez… humiliante, ou adorable ?

Suivant des yeux le bras de son collègue jusqu’à la pointe de l’outil de jardinerie, elle aperçut un bureau complètement immaculé. Certainement le sien donc.

Complètement hors contexte, il lui demanda si elle aimait le poulet avant d’arroser son basilic et de reposer son outil sur le bureau à côté d’une étiquette. Il s’appelait donc… Sho… Shogun ? Shogi ?

« Hm… Sho…gnumgnum-san ? C’est une invitation à manger quelque part ? » plaisanta-t-elle en tournant les talons pour rejoindre son bureau.

C’était absurde comme idée, certainement que le poulet se mariait bien au basilic.
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